Le travail de la paille de Corossol

La paille à Corossol
Aussi loin que l'on puisse chercher dans l'histoire de l'île. Le tressage de la paille fut une activité économique importante.

Un rapport suédois établi en 1972 cherchant à attirer l'attention de la couronne sur la décadence accélérée  de l'île signala que l'exportation de chapeaux de paille n'avait été que de 312 douzaines dans l'année, le chiffre fut considéré à l'époque comme alarmant, l'unique autre production d'exportation était le coton, aujourd'hui  totalement oublié.


On ne sait exactement quelle tige végétal était tresse par les premiers habitants, mais à la fin du  19 ème siècles ils utilisèrent les feuilles séchées d'un palmier appelé LATANIER qu'ils importaient des autres îles de la caraïbe.
C'est  un curé de choc, le Père Morvan qui a eu l'idée, vers 1890, de produire sur place la matière première, il réussit à se procurer des graines de cet arbre tropical et à les planter près de Corossol, Colombier, et Flamands.
Plus tard, vers 1925 le Père de Bruyn fit venir de St Martin une jeunes fille hollandaise diplômée, Blanche Patterson, pour enseigner aux St Barths une meilleur technique de fabrication afin d'améliorer la qualité des chapeaux .
Le pari fut gagné.  C'est aussi a Blanche PATTERSON que l'on doit les différentes tresses fantaisie utilisées dans la confection des corbeilles, éventails et autres produits qui sont aujourd'hui fabriqué.
Pour les jeunes corossoliens, ce travail a pris au cours des années une allure de corvée familiale à laquelle le monde moderne leur permet d'échapper.
Seules les femmes âgée entretiennent aujourd'hui cette tradition. Chacun bien entendu. s'adapte au grand marché touristique installé dans l'île, les uns maçonnent avec ardeur, les autres proposent aux touristes à des prix  ridiculement bas les produits tressés de leurs vieux doigts agiles...Mais on peut tout de même s'interrogé sur l'avenir.

( Extrait de BONJOUR St Barth)

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